Publications : articles

2016
« L'influence anglaise dans les concerts avec orgue à Paris au début de la IIIe République ; usages, supports, répertoire », actes du colloque d'Hardelot (octobre 2012) L'influence anglaise sur le romantisme musical français, dir. Etienne Jardin, Palazetto Bru Zane - Centre de musique romantique française. Publication [en ligne] http://bruzanemediabase.com/fre/Parutions-scientifiques-en-ligne/Articles/Tchorek-Denis-L-influence-anglaise-dans-les-concerts-avec-orgue-a-Paris-au-debut-de-la-IIIe-Republique-usages-supports-repertoire

2013
« Un exemple de transfert culturel : l'introduction des concertos pour orgue de Haendel dans le répertoire des concerts en France au XIXe siècle » Musicorum, n° 14, 2013.
Abstract
Whereas the Handelien tradition in France dates back to the end of the eighteenth century, the first performances of his organ concertos remain associated with the organ recitals given at the Trocadéro by Alexandre Guilmant in June 1878. Guilmant saw them as a way to popularize both an ancient and a modern repertoire at the same time. The fact that Handel’s concertos were regularly programmed testifies to a growing interest in his instrumental music. Parisian audiences, who always paid due attention to occasions where Handel was celebrated through the performance of his oratorios in England, were then discovering a new repertoire. What ways did this discovery follow and what was its frequency? What process triggered these movements? In short, what were the factors that facilitated the introduction of Handel’s concerti in France? To answer these questions, one must ground one’s study upon the theories of cultural transfer, which will enable one to take into account the context on both the exporting and the receiving ends (Britain and France respectively), and to determine the role and influence of the various artistic and social mediators and the nature of the mediums used (Handelian biography, press, scores). The artistic and economic challenges that encouraged that phenomenon of appropriation are also studied. This study of transfer based upon the particular case of Handel’s organ concertos testifies to the dynamism of inter-cultural exchanges between England and France and to the intentions and motivations of the actors themselves (William T. Best, Jacques-N. Lemmens and Alexandre Guilmant among others) in the second half of the nineteenth century.


2009
« Le cercle Beethoven de Boulogne-sur-Mer, 1868-1871 » Revue de Musicologie, 95/2 (2009), p. 399-425.
Résumé
En 1868 est créé à Boulogne-sur-Mer le Cercle Beethoven sous l’impulsion de son président fondateur Alexandre Guilmant. À 32 ans, l’organiste boulonnais, qui porte un intérêt déjà très marqué pour les maîtres anciens, prend la tête d’une association ayant pour but de répandre le goût et l’étude des chefs-d’oeuvre classiques. Cette entreprise, première et unique société de musique de chambre boulonnaise, se distingue à plus d’un titre. Tout d’abord, elle voit le jour à la croisée de deux grandes capitales. En effet, Boulogne-sur-Mer est alors une station balnéaire très prisée par les riches sociétés parisienne et londonienne. De nombreux instrumentistes et chanteurs étrangers (allemands surtout), dont la présence et le rôle résultent de transferts culturels caractéristiques de l'époque, s’y installent. Ensuite, elle marque les dernières années d’activité de Guilmant dans sa cité d'origine avant sa nomination à la tribune de la Trinité en 1871. Enfin, elle témoigne d’une activité musicale provinciale de grande qualité.
Abstract
In 1868 the « Cercle Beethoven » of Boulogne-sur-Mer was created on the initiative of the man who became its founding president, Alexandre Guilmant. At thirty-two, the organist at the Saint-Nicolas Church, who had long been interested in the works of the old masters, thus launched an association whose goal was the propagation of a broader understanding of classic masterpieces. This undertaking, the first and only chamber music society in Boulogne, stands out for several reasons. First, it came into being at the midpoint between the two great capitals of Paris and London. As an attractive seaside resort, it thereby attracted numerous foreign singers and players, especially Germans, whose presence in Boulogne led to important cultural exchange. Secondly, the Cercle Beethoven marked the last years of Guilmant’s activities in the « City of Mariette-Pacha » (the locals’ way of honoring the Egyptologist Auguste Mariette) before his nomination as organist at La Trinité, in Paris, in 1871. Finally, the organization bears witness to the high quality of provincial musical life in the last third of the nineteenth century.

2008
« Les duos pour piano et harmonium en France : autour d'Alexandre Guilmant », réed. L'harmonium français, n°4, décembre 2008, p. 3-45.

2007
« Les duos pour piano et harmonium en France : autour d'Alexandre Guilmant », Revue de Musicologie, 93/2 (2007), p. 337-397.
Résumé
Au XIXe siècle, les avancées techniques encouragent les inventions et perfectionnements de multiples instruments de musique. L'harmonium en est un parfait exemple en devenant le sujet de multiples développements hybrides. Le plus couru était la combinaison du piano et de l'harmonium en un seul instrument. Cependant, les compositeurs n'adhérèrent pas à cette solution économique et préférèrent composer pour duo piano et harmonium. Cet ensemble, totalement oublié aujourd'hui, est une preuve de l'engouement porté à l'harmonium dans le cadre de la musique de salon. Inauguré par Lefébure-Wely, c'est Alexandre Guilmant, auteur de pièces originales, qui porta le genre à son apogée. Cet article propose un analyse de ce corpus musical, en le replaçant dans son contexte social, tout en soulignant son appartenance à un concept esthétique fondamental de la musique du XIXe siècle : l'expression.
Abstract
Technological advances in the nineteenth century encouraged the invention and refinement of many instruments. The harmonium is one such example, and it became the subject of various hybrid developments. The most usual was the combination of piano and harmonium in one instrument. However, composers of the time did not take up is this economical solution but preferred instead to write for piano-harmonium duo. This combination, quite forgotten today, demonstrates the great admiration enjoyed by the harmonium in the music salon. Alexandre Guilmant, the much prolific composer of such works, left fifteen such pieces, crowning a genre and art founded by Lefébure-Wely. This article is devoted to an analysis of this musical corpus, seeking to place it in a social context while underlining that it belonged to the fundamental aesthetic concept of the music of the nineteenth century : the Expression.

« Les apports de Jehan Alain au répertoire d’orgue du XXe siècle », L’Education musicale, 539/540 (janv./fév. 2007), p. 20-27.
Résumé
La personnalité de Jehan Alain (1911-1940) est unique dans la paysage musical d'avant-guerre. Pianiste, organiste et improvisateur talentueux, compositeur doué d'une intuition géniale, sa période créatrice se limite aux dix années d'études parisiennes couronnées par quelques récompenses chèrement acquises. Là est le paradoxe Jehan Alain : l'oeuvre qu'il nous a laissée est celle d'un jeune étudiant fougueux en pleine recherche d'un langage personnel, instinctif, mais qui a cependant trouvé presque instantanément une place de choix dans le répertoire d'orgue du XXe siècle. S'il est mort trop jeune pour prétendre à la paternité d'une école d'orgue, peut-être a-t-il participé à l'ouverture de voies nouvelles dans lesquelles certains de ses condiciples ou compositeurs contemporains se sont également engouffrés.