Publications : contributions

A paraître
« Alexandre Guilmant et la musique religieuse. De St Nicolas de Boulogne-sur-Mer à la Schola Cantorum, Itinéraire d'un maître de chapelle, organiste et compositeur au temps de la restauration liturgique » Musique et pratiques religieuses en France au XIXe siècle, dir. A. Dubreuil-Porret, F. Gribenski, V. Rollin, Paris, Classiques Garnier.

2018
« Autour du centenaire de la Révolution ; l'invention d'une "histoire de France" dans les programmes de concerts » Nouvelles perspectives sur les spectacles en province (XVIIIe-XXe siècle), dir. Joann Elart et Yannick Simon, PURH, coll. Changer d'époque n°31, p.105-113.

2014
« La Société chorale l'Orphéon de Boulogne (1861-1870) [en cours de réalisation] », Dezède [en ligne].http://dezede.org/dossiers/35/.

2013
« La Société philharmonique de Boulogne-sur-Mer (1853-1863) [en cours de réalisation] », Dezède [en ligne].http://dezede.org/dossiers/9/.

2010
Henry Barraud. Un compositeur aux commandes de la Radio. Essai autobiographique, Myriam Chimènes et Karine Le Bail (éd.), préfaces de Jean-Noël Jeanneney et Bruno Racine, Paris, Fayard/BnF, 2010, 1127 p.
Résumé
Henry Barraud (1900-1997) est une personnalité remarquable à double titre ; compositeur, il fut aussi pendant près de quarante ans l’une des figures emblématiques de la Radio : directeur de la Musique à la Libération, puis de la Chaîne nationale, ancêtre de France Culture, dont il devint l’une des voix familières avec son émission Regards sur la musique.

À plus de quatre-vingts ans, il se retourne sur le siècle qu’il a traversé et retrace son parcours : il raconte son enfance et sa jeunesse dans une famille de la bourgeoisie bordelaise apparentée à François Mauriac, la découverte de sa vocation musicale puis le début de sa carrière à Paris, son emploi à la Sacem fournissant un exemple des professions ouvertes aux compositeurs qui ne peuvent vivre de leur plume.

Sous le Front populaire, il travaille pour la direction des Beaux-Arts avant d’organiser les manifestations musicales de l’Exposition internationale de 1937 puis d’intégrer en 1938 la Radio d’État. À la Libération, il y déploie une haute ambition culturelle, veillant aux destinées de l’Orchestre national (qu’il accompagne aux États-Unis en 1948 dans une tournée pleine d’imprévus) et initiant notamment des séries de grands entretiens avec des écrivains (Gide, Claudel, Mauriac, Léautaud...) ou des peintres (Dalí, Matisse, Miró...). Pour autant, il ne cesse de composer (Numance, Le Mystère des Saints Innocents, La Farce de Maître Pathelin) et livre un précieux témoignage du regard porté par un créateur sur son œuvre.

Au-delà du récit original de cette double carrière, cet Essai autobiographique apporte une contribution exceptionnelle à l’histoire de la musique et à celle de la Radio française et aussi, plus largement, à l’histoire culturelle du xxe siècle.